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 SOMMAIRE :

Un siècle à Méligny-le-petit. Benoît BIZET (6ème A)

***

Témoignages sur la tempête.

Bilan de la tempête du 26 décembre 1999. Marie-Charlotte BRICHE (6ème A)

Chauvoncourt. Willy LALEVEE (6ème A)

Sorcy.  Teddy MICAUX et Nicolas LEMAIRE (3ème A)

Commercy. Laurianne MORLA (3ème C)

Euville. Etienne DEVILLE (3ème C)

Interview. Jean-Victor ANDREOLI (6ème A)

***

Archives : Sommaire année scolaire 1998/1999.

***

Un siècle à Méligny-le-petit

Un peu d'histoire locale

En 1897, le phyloxéra fait disparaître les vignes de Méligny-le-petit. Les habitants désertent le village et la population du village diminue de moitié. Il ne reste plus que 120 habitants.

méligny.jpg (80224 octets) Jusqu'en 1914, le village vit sur lui-même. Il compte quelques artisans : deux cafés, une épicerie, un charron, un bourrelier…Arrive la guerre. Les femmes travaillent toutes seules les terres. Il y a trois morts. Les hommes rentrent. Le travail en groupe s'organise : le village fait l'achat d'un pressoir communal, de deux semoirs collectifs, d'un moulin et d'une scie en long. Il a même son troupeau et son berger.

Peu à peu, les commerces disparaissent. Les habitants partent vers la ville. Il ne reste plus que 75 habitants et 30 fermes. 1939 : une nouvelle guerre. Les hommes sont mobilisés. Presque tous sont prisonniers pendant 5 ans. Il faut à nouveau s'organiser. La mécanisation fait son apparition en 1951 et avec, on abandonne les chevaux et l'élevage des moutons. Avec les années 1960 et le remembrement, le nombre des exploitations diminue, mais elles sont plus importantes en surface. Aujourd'hui, Méligny ne compte plus que 68 habitants et 8 fermes.

Toute cette histoire sera retracée dans un son et lumières "la Soupe au Lait" de Connaissance de la Meuse, les 29 et 30 avril 2000, à Méligny même.

Benoît BIZET ( 6èmeA)

***

BILAN DE LA TEMPETE

La tempête en Meuse : Pas de victimes mais une véritable catastrophe écologique. Une grande partie du massif forestier a été rayé de la carte en une demi-heure.

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La tempête en Moselle et Alsace : Une jeune femme s’est noyée et une autre a été écrasée dans sa voiture. A Dieuze, le clocher de l’église s’est effondré sur la route.

La tempête dans les Vosges : Deux chasseurs ont été tués par des chutes d’arbres, des routes coupées, des hôpitaux et des maisons de retraite évacués. 170 000 personnes sans électricité, de nombreux accidents : 28 intoxiqués au monoxyde de carbone.

Pourquoi un tel phénomène ? La tempête s’est produite à cause de la température. On ne peut pas prévoir une tempête.

Quelle est la différence entre une tempête, une tornade et un typhon ? Une tempête est une perturbation atmosphérique violente. Une tornade est un ensemble d’orages frontaux dus au passage d’un grand front froid. Un typhon est un cyclone tropical du pacifique ouest.

Peut-on éviter les désastres des tornades ? En ville, on peut éviter les désastres en mettant beaucoup d’arbres autour des maisons. Dans les forêts : il faudrait rapprocher les arbres entre eux pour résister au vent. Les hommes doivent davantage réfléchir avant d’espacer les arbres.

Marie-Charlotte BRECHE (6ème A)

 

***

TEMOIGNAGES

 Le 26 décembre 1999 restera longtemps gravé dans les mémoires. Voici quelques témoignages...

Chauvoncourt : "Le dimanche 26 décembre 1999 à 9 heures, je dormais tranquillement lorsque la tempête est survenue. A ce moment-là, mon père est venu me réveiller et m'a conseillé d'aller au sous-sol me protéger. A cet instant, je ne réalisais pas les dégâts que la tempête allait faire. A Chauvoncourt, de nombreux sapins ont été déracinés, des tuiles envolées et des cheminées cassées. Ce jour-là, j'ai eu très peur. Les dégâts que la tempête a causés chez moi sont les plafonds fissurés et le papier décollé. Dans ma région, certaines villes ont été privées d'électricité pendant quelques jours. Dans mon village, nous avons eu la chance de ne pas être sans courant."

Willy LALEVEE (6ème A)

 

Sorcy : "En 1989, une tempête s'est abattue sur notre pays. Dix ans après, la tempête récidive...

Nous sommes le dimanche 26 décembre 1999. Il est 9 heures du matin quand soudain les rafales de vent commencent à souffler dans les volets. A 9 heures 15, le vent souffle de plus en plus fort. Quinze minutes plus tard, il n'y a plus d'électricité. On entend les tuiles s'envoler et se casser. A certains moments, les fenêtres tremblent comme si un tremblement de terre se faisait ressentir. Dans notre village, trois maisons se sont effondrées dont une avec une personnes ensevelie. L'intervention des pompiers a permis de la sauver. Des cheminées sont tombées à travers les toits et se sont cassées, des toitures se sont envolées. Des arbres ont été déracinés et parfois même coupés à mi-hauteur.

Il n'y avait plus d'accès pour rentrer dans Sorcy. Toutes les routes ont été recouvertes d'arbres et de branchages. Des équipes de pompiers sont arrivées aussitôt sur les lieux afin de déblayer les routes pour que la circulation redevienne normale. Pour une bonne partie du village, l'électricité a été coupée jusqu'au jeudi suivant. Grâce à l'intervention d'une équipe d'EDF allemande, les foyers on pu de nouveau avoir de l'électricité juste avant le jour de l'an."

 

Teddy MICAUX et Nicolas LEMAIRE (3ème A)

 

Commercy : " Cette tempête qui a ravagé tout le pays nous a fait des frayeurs. En Lorraine, beaucoup d’arbres sont tombés, ont été cassés ou déracinés. Même la forêt de Commercy a été dévastée par cette horrible tempête qui a eu lieu le 26 décembre 1999 vers neuf heures du matin. Des maisons n’ont plus de toitures, d’autres ont perdu quelques tuiles.

En face de chez moi, il y a une maison. Cette maison n’a plus de toit. Comme on n’a pas mis de bâche, il y a eu des infiltrations d’eau, à cause de la neige. Les meubles sont endommagés et la maison aura besoin de beaucoup de réparations.

En quelques heures, la tempête a détruit des années de travail, et la neige qui est arrivée n’a pas su ranimer la joie dans le cœur des habitants. "

Laurianne MORLA (3ème C)

 

Euville : " Il était neuf heures du matin. A cause d’une forte pluie et d’un vent déjà fort, ma mère décida de m’emmener chez mon cousin que j’aidais dans son travail. Au bout d’un quart d’heure, le vent avait pris de l’ampleur et je me demandai ce qui arrivait. Une coupure d’électricité se produisit, ce qui m’empêcha de continuer mon travail. Comme je voulais sortir du hangar, la porte s’ouvrit toute seule sous la pression du vent. Des tuiles, des tôles, des guirlandes provenant des toits volaient et tombaient par terre. Ensuite, je sortis vite du hangar pour me mettre à l’abri dans la maison de mon cousin. De là, je regardais la tempête qui redoublait d’intensité. Je voyais les tuiles qui tombaient des toits, les arbres qui étaient déracinés, d’autres qui pliaient, des volets qui battaient au vent, et finissaient par casser.

Après l’accalmie, je regagnai mon domicile en constatant les dégâts dans tout le village (antennes cassées, cheminées tombées, toitures arrachées, et branchages sur la chaussée) et je me rendais compte que la tempête avait été violente. Toute l’après-midi, nous avons passé notre temps à remettre de l’ordre sur la maison et aux alentours. Tout cela se passait le jour de ma fête ! "

Etienne DEVILLE 3e C

 

***

TEMPETE : UN FORESTIER TEMOIGNE

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La forêt, et notamment la forêt de Commercy, a énormément souffert de la tempête du 26 décembre 1999. Jean-Victor a rencontré un forestier pour nous parler du désastre.

Jean-Victor : Quelles sont les conséquences de la tempête pour la forêt ?

Le Forestier : Bien évidemment très graves. Avec des millions de mètres cubes de bois déracinés, brisés et souvent inexploitables. Des petits propriétaires qui avaient plantés et entretenus des arbres depuis des décennies voient leurs efforts anéantis.

Jean-Victor : Y a-t-il d’autres conséquences négatives ?

Le forestier : Si rien n’est fait pour nettoyer les forêts notamment de résineux, on risque d’assister à une propagation d’insectes xylophages qui, à terme, s’attaqueront aux arbres sains. En ce qui concerne la faune, il y a beaucoup d’animaux morts ou blessés. Une grande quantité d’arbres ayant été détruits, ils risquent de manquer de nourriture l’hiver prochain.

Jean-Victor : Pourquoi cette tempête ?

Le forestier : A mon avis, des événements aussi exceptionnels sont la conséquence de la pollution atmosphérique avec ses corollaires : effet de serre et élévation de la température terrestre.

Jean-Victor : Y a-t-il encore des risques de tempête ?

Le forestier : Oui. Tant qu’à l’échelle planétaire, on ne prendra pas des mesures efficaces pour lutter contre la pollution et les changements climatiques qu’elle entraîne.

Jean-Victor : Avez-vous déjà connu d’aussi graves intempéries ?

Le forestier : J’avais observé ce phénomène à plusieurs reprises dans le passé, notamment en 1984 et 1990. Toutefois cela n’avait rien de comparable avec la violence et l’importance de ce que nous venons de connaître.

Jean-Victor : Allez-vous prendre des initiatives pour la sécurité de vos forêts ?

Le forestier : Cela serait illusoire, un homme seul ne peut rien contre les éléments naturels. Il faut seulement espérer que les gouvernements comprendront qu’il y a urgence à prendre des mesures draconiennes.

Propos recueillis par Jean-Victor ANDREOLI ( 6èmeA)

 

***